5 septembre 2016

Liev

LIEV - photo Last Exit

On n’est, paraît-il, pas sérieux quand on a 17 ans. Liev fait toutefois mentir le poète : pour elle, le songwriting n’est pas une plaisanterie. Il ne l’a d’ailleurs jamais été.

Née en Belgique et installée en Bretagne, c’est en effet dès l’âge de dix ans que cette enfant à l’imagination aussi agitée qu’une rivière au sortir du lit compose ses premières chansons, alors qu’elle vient à peine de débuter la guitare. Bien qu’elle écrive en français, ses références sont alors celles de ses parents anglophiles : Led Zeppelin, David Bowie, Marianne Faithfull et surtout les Beatles, pour lesquels elle se passionne au point de troquer la langue de Brel pour celle du tandem Lennon–McCartney… et de partir seule l’étudier sur place. Six semaines plus tard, elle retraversera la Manche avec suffisamment de confiance en elle pour commencer à se produire arrachant de son improbable voix désenchantée de quoi s’acheter une guitare électrique – elle adore les Fender. Là encore, pas question de laisser la moindre place au hasard : « J’avais une réelle envie de me produire en public mais, vu mon jeune âge et mon manque d’expérience, j’étais souvent insatisfaite et déçue du résultat. » avoue-t-elle aujourd’hui, à l’aube de la sortie de son premier EP.

Mais Liev s’acharne. Jusqu’à se sentir prête à pousser la porte d’un studio, en l’occurrence celle de Black Horses. Un tournant : séduite par le souffle et la maturité de ses chansons, qui la voient instinctivement marcher dans les pas poussiéreux de la nouvelle scène americana féminine (Angel Olsen, Kandle, Courtney Barnett…), l’équipe lui propose de l’aider à peaufiner quelques titres. Ce sont ceux qui figurent sur son premier EP éponyme à paraître chez Last Exit. Quatre chansons tour à tour massives et délicates, rêches et orchestrales, vagabondes et assurées, bref, chargées de ces sentiments ambivalents qui font les adolescences réussies. Quatre chansons qui ont d’ores et déjà convaincu les Trans Musicales d’aider Liev à poursuivre son « désir » de musique, ainsi qu’elle désigne la pulsion qui l’anime. De quoi, à notre tour, la prendre rapidement au sérieux.

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